Jeudi 6 mars 2008
Être détaché
Écorce de ton corps d’écorché
Écorce je te suis encore
Car je désire l’amour et la souffrance liée à l’amour
Pour que mes yeux
À nouveau puissent égaler le ciel
Poète interdit et essentiel
Désir des muses qui se déchirent nos regards
Je te suis et je décroche
Car tu m’enseignes le tracas de la porcelaine
Et les sons des poupées
Valse sous leurs prunelles de muses
Dans ce vaste salon immobile
Incertain je te suis
Et dans des yeux fixes et dévastés
Figure mon destin qui défile
Jeune poète
Et j’ai suivi ta trace étincelante
Mauvais garçon
Amour interdit de moi même
Et de moi même j’ai suivi ta trace
Étrange étreinte que ma propre poursuite
Corps à corps fuyant
Accord dissonant
Où tu ne m’aimas à aucun instant
Et depuis je meurs chaque jour
Et chaque jour s’élève davantage la chaleur de mon corps
Où tu me fuis
Et où j’apprends à t’édifier
Poète évadé des messes basses
Offrant la chair du Christ à meurtrir
Cristal brisé entre des mains occultes
Chanson du santon de Satan
Être poète tracé au refrain infernal
Et à l’encre de ton propre sang
Mon amour inconnu et ma perte je te suis
Écorce je suis encore ton corps d’écorché vif
Où je décroche d’un écart nos parallèles
Car il existe des distances entre les êtres
Que je ne sais plus franchir
Il reste toujours l’écart où tu me précèdes
Où dans la malédiction de notre nuit
Sous d’infâmes réverbères je ramasse tes éclats de pare-brise
Comme des diamants dans la boue urbaine des flaques
Et j’écris sur tes mouchoirs de fantôme
Et je suis les traces du cristal brisé de tes yeux
Maître et esclave de richesses qui ne s’étalent pas
Tu as offert la chair du Christ à meurtrir
Et j’ai suivi ta trace
Amour inconnu je te suis
Ta plume se détache
Et ton verbe alors change de place
Et moi je l’accompagne encore
Quand j’ignore réellement où se situe la trame de mon récit
Te suivre
Encore marcher avec toi en moi
Pour dépasser notre injustice
Puisque j’ai déjà trop perdu de temps dans la réalité
Et que ta religion n’a pas de cadre
Te suivre
Et un jour gagner ta hauteur
Pour contempler enfin qui je suis
Et qui j’aurais du être
Amour impossible de moi même
Et de moi-même j’ai suivi ta trace
Être
Écorce de ton corps d’écorché
Écorce je te suis encore
Car je désire l’amour et la souffrance liée à l’amour
Pour que mes yeux
À nouveau puissent égaler le ciel
Poète interdit et essentiel
Désir des muses qui se déchirent nos regards
Je te suis et je décroche
Car tu m’enseignes le tracas de la porcelaine
Et les sons des poupées
Valse sous leurs prunelles de muses
Dans ce vaste salon immobile
Incertain je te suis
Et dans des yeux fixes et dévastés
Figure mon destin qui défile
Jeune poète
Et j’ai suivi ta trace étincelante
Mauvais garçon
Amour interdit de moi même
Et de moi même j’ai suivi ta trace
Étrange étreinte que ma propre poursuite
Corps à corps fuyant
Accord dissonant
Où tu ne m’aimas à aucun instant
Et depuis je meurs chaque jour
Et chaque jour s’élève davantage la chaleur de mon corps
Où tu me fuis
Et où j’apprends à t’édifier
Poète évadé des messes basses
Offrant la chair du Christ à meurtrir
Cristal brisé entre des mains occultes
Chanson du santon de Satan
Être poète tracé au refrain infernal
Et à l’encre de ton propre sang
Mon amour inconnu et ma perte je te suis
Écorce je suis encore ton corps d’écorché vif
Où je décroche d’un écart nos parallèles
Car il existe des distances entre les êtres
Que je ne sais plus franchir
Il reste toujours l’écart où tu me précèdes
Où dans la malédiction de notre nuit
Sous d’infâmes réverbères je ramasse tes éclats de pare-brise
Comme des diamants dans la boue urbaine des flaques
Et j’écris sur tes mouchoirs de fantôme
Et je suis les traces du cristal brisé de tes yeux
Maître et esclave de richesses qui ne s’étalent pas
Tu as offert la chair du Christ à meurtrir
Et j’ai suivi ta trace
Amour inconnu je te suis
Ta plume se détache
Et ton verbe alors change de place
Et moi je l’accompagne encore
Quand j’ignore réellement où se situe la trame de mon récit
Te suivre
Encore marcher avec toi en moi
Pour dépasser notre injustice
Puisque j’ai déjà trop perdu de temps dans la réalité
Et que ta religion n’a pas de cadre
Te suivre
Et un jour gagner ta hauteur
Pour contempler enfin qui je suis
Et qui j’aurais du être
Amour impossible de moi même
Et de moi-même j’ai suivi ta trace
Être
Extrait des "Poèmes Hérétiques", Eric Florent, Chemins de Plume/Poésie

"Les poèmes hérétiques"
- Eric Florent -Chemins de Plume/Poésie - 8 Euros
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