Jeudi 18 janvier 2007
Le marché aux puces du dimanche, à Marseille, est ce qu'il est convenu d'appeler un joyeux bordel…
…Ici tout se mêle à tout : brocante, tissus, chaussures, vêtements, fruits et légumes …
…J'ai vu un vendeur proposer une superbe soupière à 100 francs (le changement monétaire prenant ici son temps), à une sexagénaire délicate et distinguée.
Petite moue de désapprobation de la dame.- Allez 80 parce que c’est vous.
Toujours petite moue et hochement négatif de la tête. Quelques silences plus tard :
- Bon, on dit cinquante francs et on prend le cadeau.
Pas de réponse mais la mamy a l’air d’y tenir …
…Elle oscille, toujours en silence.- On ne va pas y passer la nuit ! je crois que je suis tombé amoureux de vous. Donnez m’en dix francs, c’est mon cadeau de fiançailles !
La mamy a saisi la soupière et la retourne dans tous les sens, sous l’œil mi incrédule mi goguenard du vendeur .- Alors ? qu’est ce qu’on fait ma belle ? Tiens, passez-là moi une seconde, cette coquine, que je la voie une dernière fois !
Il la prend, l’élève bien haut sur sa tête et la jette avec violence dans le caniveau.
Impérial, il explique à la mamy sidérée :
A ce prix là, j’ai plus de plaisir à la casser qu’à la vendre !...
Extrait de "L'énigme de l'os Taïno", Robert Donato - Chemins de Plume/roman
…Ici tout se mêle à tout : brocante, tissus, chaussures, vêtements, fruits et légumes …
…J'ai vu un vendeur proposer une superbe soupière à 100 francs (le changement monétaire prenant ici son temps), à une sexagénaire délicate et distinguée.
Petite moue de désapprobation de la dame.- Allez 80 parce que c’est vous.
Toujours petite moue et hochement négatif de la tête. Quelques silences plus tard :
- Bon, on dit cinquante francs et on prend le cadeau.
Pas de réponse mais la mamy a l’air d’y tenir …
…Elle oscille, toujours en silence.- On ne va pas y passer la nuit ! je crois que je suis tombé amoureux de vous. Donnez m’en dix francs, c’est mon cadeau de fiançailles !
La mamy a saisi la soupière et la retourne dans tous les sens, sous l’œil mi incrédule mi goguenard du vendeur .- Alors ? qu’est ce qu’on fait ma belle ? Tiens, passez-là moi une seconde, cette coquine, que je la voie une dernière fois !
Il la prend, l’élève bien haut sur sa tête et la jette avec violence dans le caniveau.
Impérial, il explique à la mamy sidérée :
A ce prix là, j’ai plus de plaisir à la casser qu’à la vendre !...
Extrait de "L'énigme de l'os Taïno", Robert Donato - Chemins de Plume/roman
par Chemins de Plume
publié dans :
Donato Robert
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